Démarrer un projet avant la signature du bon de commande : bonne ou mauvaise idée ?

Le 20 avril 2021

Gestion d'entreprise

Peut-on démarrer un projet avant la signature du bon de commande ?


Il vous arrive de démarrer des prestations avant même la signature du bon de commande ? Chez Akuiteo aussi, ça a pu arriver. Mais est-ce vraiment une bonne idée ? Quels sont les risques à prendre en compte ? Faut-il être plus vigilant sur cette question ? Nous avons décortiqué le sujet !


Pourquoi vendre une prestation sans bon de commande ?

« Ne t’en fais pas, on peut avoir confiance en notre client ! » Grandes entreprises ou PME, toutes ont déjà entamé une prestation en passant à côté de la signature d’un bon de commande (BDC). Et faire confiance à son client, c’est bien, et même important. Mais attention, car cette confiance peut être à sens unique, et l’engagement oral ne prévaut pas sur l’engagement écrit !

Bien souvent, deux raisons incitent les entreprises à accepter le démarrage d’une prestation sans BDC.

  • Le processus d’achat ou de vente est déjà amorcé – dans 81 % des cas, il s’agit simplement de suivre le chemin de gestion de l’entreprise. « Mieux vaut attaquer que dire non : le bon de commande peut venir plus tard ! »
  • Par expérience, une entreprise peut savoir que l’exécution de la prestation et sa finalisation seront plus rapides sans la signature du bon de commande.

Absence de bon de commande : les risques

5 risques majeurs se présentent si vous démarrez une prestation sans bon de commande...

  1. Il n’y a aucun cadre établi en amont.
  2. Le coût administratif est plus élevé.
  3. La date de paiement n’a pas été précisée, et peut être retardée.
  4. Le montant final de la prestation et le nombre de jours pour l’exécuter ne sont pas fixés : ils peuvent être contestés par la suite.
  5. Il est impossible d’ajouter le montant à votre chiffre d’affaires !

Le bon de commande, un cadre important pour vos projets

De plus en plus, les grandes entreprises refusent de vendre une prestation sans bon de commande. Elles préfèrent mettre en place un contrat où tous les termes sont écrits noir sur blanc ! C’est ce qui permet de donner un cadre à la prestation. Et c’est l’occasion de préciser au client, dès le début de l’avant-vente, que la prestation ne démarrera qu’après la signature du bon de commande.

Ce dernier permet de décrire la nature de la prestation, le nombre de jours pour l’exécuter, ainsi que les champs comptables (montant final, honoraires, taxes…).

Toutes les parties s’y retrouvent :

  • si les termes du contrat ne sont pas respectés, le client est assuré de pouvoir contester ou demander des dédommagements ;
  • le travail effectué par le prestataire, ou le montant associé, ne peuvent pas être remis en cause, notamment lorsqu’il s’agit d’un engagement au forfait !
Clause de paiement : par exemple, chez Akuiteo...

Si nous prenons l’exemple d’une clause de paiement des commissions d’un commercial, les conditions d’exigibilité sont les suivantes :

  • le client a signé le contrat ;
  • le devis est présent dans l’outil de gestion interne Akuiteo.

Les commissionnements seront versés si les conditions sont réunies et respectées. Simple, mais efficace !

 

Commencer une prestation avant la signature d’un bon de commande : point de vue légal

Un bon de commande, un contrat, ou encore une lettre de mission représentent des actes juridiques forts. Ils permettent d’apporter la preuve de l’accord établi entre le vendeur et son client. Sans l’un de ces documents signé par les deux parties, il n’existe aucun moyen de prouver juridiquement qu’un accord a eu lieu.

Un expert-comptable, par exemple, ne démarre jamais une prestation sans avoir reçu une lettre de mission signée. Il ne s’agit pas seulement de confiance : signer un bon de commande fait partie de la procédure légale de toute vente de service !

Ne négligez donc pas le bon de commande : il peut paraître plus simple et plus rapide de vendre une prestation sans avoir signé de contrat, mais c’est aussi un risque. Vos engagements oraux pourraient être contestés par la suite… Mieux vaut donc se protéger en amont !

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Article publié le 20 avril 2021