Vous êtes en charge de l’acquisition d’une entreprise ? Dans le cadre d’un tel projet, il est important – pour ne pas dire essentiel – de vous assurer que celle-ci dispose d’un ERP soigneusement choisi. C’est l’un des indispensables d’une acquisition sereinement menée !
#1 – Un ERP pour limiter les risques et évaluer l’opportunité d’acquisition
Prenons un exemple concret : le rachat d’un éditeur-intégrateur de logiciels par une autre société. Pour évaluer la possibilité d’un rapprochement, vous devez réaliser une étude globale de l’entreprise. L’objectif : mesurer les risques et les opportunités de l’acquisition.
Pour cela, vous devez challenger l’entreprise candidate sur son positionnement, son chiffre d’affaires et ses clients actuels. Il vous faut analyser un certain nombre d’éléments clés, que la société doit pouvoir fournir plus ou moins rapidement. Dans un processus de fusion / acquisition, ces informations sont indispensables pour rassurer les acquéreurs, objectiver la situation financière et commerciale de l’entreprise, et alimenter une data room virtuelle de qualité.
Une fois le dossier étudié et cette étape franchie, il faut avoir accès à des données plus précises :
- la projection à 6 mois / 1 an ;
- la part du chiffre d’affaires sur tel ou tel secteur d’activité ;
- les parts de récurrent ou encore le CA réalisé par service ;
- les données commerciales et financières nécessaires pour évaluer la santé des contrats en cours.
L’éditeur doit donc être en mesure de donner assez rapidement une information fiable. Rien de sorcier avec un bon ERP ! À condition d’être bien paramétré et bien renseigné au quotidien, le logiciel de gestion centralise toutes les données et garantit leur fiabilité.
Contrairement à des outils internes trop spécifiques, parfois développés au fil du temps pour répondre à des besoins ponctuels, l’ERP permet d’obtenir une vue globale des activités. Il simplifie le croisement des données commerciales, financières et opérationnelles, tout en évitant de multiplier les fichiers, les retraitements manuels et les vérifications auprès de plusieurs interlocuteurs.
En donnant accès à des données vérifiées, il apporte une certaine confiance envers les chiffres et les personnes en charge de la société. C’est un moyen d’éviter des risques !
Une entreprise hésite à rester active dans un secteur. Avec l’ERP, il est possible de vérifier la rentabilité du domaine en quelques clics, en opposant la part de chiffre d’affaires aux charges et à la marge réalisée.
Les risques sont connus, les opportunités également, et la décision peut être prise rapidement !
À lire : Fusion / acquisition : pourquoi prioriser la mise en place d'un ERP ?
#2 – Un ERP pour calculer la profitabilité d’un projet
Toute entreprise doit pouvoir suivre la rentabilité d’un projet, du début à la fin : il en va de sa santé financière ! C’est d’autant plus important qu’elle soit en mesure de le faire dans le cas d’une acquisition : avant d’acquérir une entreprise, il faut faire le point sur sa situation et l’état des contrats en cours !
Sans les bons outils, connaître la profitabilité d’un projet, c’est un peu chercher une aiguille dans une botte de foin. Il y a de quoi se perdre dans les données entrantes et sortantes que vous devriez pouvoir centraliser. Justement : l’ERP vous permet de trier la paille et d’avoir l’aiguille à portée de main !
Autrement dit, si l’entreprise dispose d’un logiciel de gestion bien tenu, vous avez à portée de main les données précises qu’il vous faut pour mesurer le profit réalisé, entre les coûts internes et ce qui est facturé. Vous savez quels contrats créent de la valeur, lesquels méritent une attention particulière…
Cette lecture est également précieuse pour se projeter. Dans un projet de fusion / acquisition, les acquéreurs ne cherchent pas seulement à comprendre le passé : ils veulent aussi évaluer la capacité de l’entreprise à construire un plan de développement solide, fondé sur des contrats profitables, des indicateurs fiables et des perspectives réalistes.
Vous pourrez ainsi avancer en toute connaissance de cause, et éventuellement adapter l’offre de rachat !
#3 – Un ERP pour calculer la profitabilité des modules produits
Quand une entreprise a développé un outil, il est souvent tentant de poursuivre son développement et d’investir dans la R&D. Techniquement, c’est même excitant pour les responsables produit. Sauf que du point de vue business, ce n’est pas toujours judicieux et rentable : ces développements sont-ils vraiment en adéquation avec des besoins client ?
Pour que cette évolution soit pertinente, il faut avoir une vue globale sur l’outil et ses modules : quel client achète tel ou tel module ? Quel est le niveau d’utilisation de la part des équipes ? Tel module nécessite-t-il une forte sollicitation du support et du service client ?
C’est avec ces informations qu’il est possible de savoir s’il faut bel et bien apporter des mesures correctives ou non. Finalement, l’ERP permet de mesurer l’efficacité du déploiement d’un module et de savoir si celui-ci est vraiment rentable et pertinent.
Dans une logique de cession ou d’investissement, cette vision par produit ou par module renforce aussi l’attractivité de l’entreprise. Elle permet d’identifier les axes de développement réellement porteurs, de mieux valoriser les offres existantes et de démontrer que la stratégie produit repose sur des données concrètes, et non sur des intuitions.
La stratégie des fonds d’investissement privés consiste souvent à acheter une entreprise pour la revendre quelques années plus tard.
Dans ce contexte, l’ERP devient un investissement structurant : il permet aux futurs acquéreurs d’avoir une vue globale sur l’historique de l’entreprise, de visualiser les axes de développement et d’identifier les leviers d’amélioration de la profitabilité.
En renforçant la lisibilité des données et la qualité du pilotage, l’ERP contribue ainsi à créer de la valeur et à rendre l’entreprise plus attractive sur le marché.
#4 – Un ERP pour maintenir l’activité pendant le processus de fusion / acquisition
Un projet de fusion / acquisition mené de façon rigoureuse demande du temps. C’est une période de transition pendant laquelle la direction financière, les équipes dirigeantes et les fonctions support peuvent être fortement sollicitées par l’acquéreur, notamment pour fournir des données, préparer des documents ou répondre à des questions précises.
Et pendant ce temps, l’activité doit continuer. Les clients doivent être suivis, les projets doivent avancer, les contrats doivent être pilotés, la facturation doit se poursuivre. Le business n’attend pas !
Dans un tel contexte, un logiciel de gestion bien utilisé permet de faire tourner la boutique malgré la charge liée au processus d’acquisition. Les processus de facturation, de suivi des projets, de pilotage financier ou de reporting peuvent continuer à s’appuyer sur des données centralisées et fiables. C’est un point essentiel pour éviter que la santé financière de l’entreprise ne se dégrade au moment même où elle doit rassurer ses futurs acquéreurs.
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Un processus de fusion / acquisition se déroule généralement sur une durée allant de 3 à 4 mois.
- Présentation d’un mémo qui rassemble les données sur l’entreprise : historique, marché, produit ou service, etc.
- Réception des offres et des projets des sociétés intéressées par l’acquisition de l’entreprise.
- Sélection d’une short-list d’acquéreurs, généralement limitée à quelques candidats.
- Construction et alimentation de la data room en parallèle des discussions.
- Envoi d’une lettre d’intention de l’acquéreur et début des négociations de titres ou d’actifs.
- Clôture et signature du projet de fusion / acquisition.
#5 – Un ERP pour assurer le suivi de l’entreprise après l’acquisition
À la suite d’un rachat, il faut pouvoir piloter l’entreprise et assurer son suivi. Comme lorsqu’il était question de faire un état des lieux initial, il faut pouvoir s’appuyer sur des informations concrètes, fiables et vérifiées : arrêtés mensuels, opportunités en cours, clients potentiels, besoins en recrutement…
La bonne utilisation d’un ERP par l’entreprise s’avère alors encore plus précieuse : en connaissant sa rentabilité, par projet et par produit, il sera possible de la suivre dans les meilleures conditions, d’ajuster les offres, de fixer des objectifs réalistes et de construire la stratégie RH adaptée !
L’ERP devient alors un outil de continuité autant qu’un outil de pilotage. Il facilite la transmission d’informations entre les équipes, sécurise les indicateurs utilisés par le management et permet aux nouveaux décideurs de suivre l’évolution de l’entreprise sans repartir de zéro.
Acquérir une entreprise, c’est aussi acquérir une équipe de management, des projets et des contrats clients !
- L’ERP permet à l’équipe de management de maîtriser les chiffres, d’être capable de s’appuyer sur les bons indicateurs, précis et à jour pour piloter l’activité.
- L’ERP permet de rendre compte de la rentabilité des contrats, et du temps passé par l’équipe interne, pour effectuer d’éventuelles corrections.
- L’ERP permet d’assurer un suivi en s’appuyant sur des chiffres facilement accessibles et fiables.
- L’ERP facilite la préparation d’une data room structurée, en centralisant les informations commerciales, financières et opérationnelles utiles aux acquéreurs.
- L’ERP contribue à maintenir l’activité pendant la période de transition, en sécurisant les processus clés comme la facturation, le reporting ou le suivi des projets.
Pas besoin d’avoir à croiser et à consolider des milliers de données issues de différents outils, ni même de faire vérifier l’information auprès de plusieurs interlocuteurs : un logiciel de gestion est un allié précieux lors de l’acquisition d’une entreprise. Une vue d’ensemble, fiable et chiffrée, est à portée de main. C’est une garantie de sécurité et de sérénité !
Dans un contexte de fusion / acquisition, l’ERP ne sert pas uniquement à analyser le passé. Il permet aussi de sécuriser la période de transition, de démontrer la solidité des indicateurs, de construire des projections réalistes et de donner aux acquéreurs une vision claire du potentiel de développement de l’entreprise.
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